La Banque centrale européenne (BCE) a de nouveau augmenté ses taux d'intérêt. L'organisme a augmenté la facilité de dépôt de 25 points de base, passant de 2,25% à 2,5%, lors de la deuxième hausse du prix de l'argent en 2026. Elle a également relevé le taux des opérations principales de financement à 2,65% et celui de la facilité de crédit marginal à 2,90%.
La nouvelle hausse met à nouveau l’accent sur les prêts hypothécaires. Ceux qui ont un prêt variable pourraient finir par payer des frais plus élevés, même si le changement ne sera pas immédiat et n’affectera pas de la même manière tous les détenteurs de prêts hypothécaires.
Ceux qui ont un crédit immobilier à taux fixe ne verront pas leur versement modifié par cette décision. La situation est différente pour les prêts hypothécaires variables, dont les intérêts sont généralement liés à l'Euribor et qui peuvent devenir plus chers lors de leur prochaine révision si cet indice continue de progresser.
Un prêt hypothécaire de 150 000 euros pourrait rapporter environ 240 euros de plus par an
L'augmentation annoncée par la BCE ne signifie pas que tous les prêts hypothécaires deviendront automatiquement plus chers de 240 euros. Le chiffre permet de visualiser ce que cela signifierait de transférer une augmentation de 0,25 point sur les intérêts d'un prêt.
En prenant comme exemple un crédit immobilier variable avec un encours de 150 000 euros et une durée résiduelle de 25 ans, un taux de 3% laisserait une mensualité proche de 711 euros. Si cet intérêt augmentait à 3,25%, la recette serait d'environ 731 euros.
La différence serait donc d'environ 20 euros par mois soit environ 240 euros par an.
Le résultat évolue en fonction du capital restant à restituer, des années restantes, du différentiel signé avec la banque et surtout de l'évolution de l'Euribor. Cette simulation nous permet donc de mesurer l’effet d’une augmentation de 25 points de base, mais elle ne permet pas d’anticiper de combien exactement chaque hypothèque augmentera.
Quand la hausse de la BCE sera-t-elle constatée sur mon crédit immobilier ?
La facture hypothécaire ne change pas au lendemain d’une réunion de la BCE. Dans le cas des prêts variables, vous devez attendre la date à laquelle le taux d'intérêt doit être révisé.
Selon les conditions du contrat, cette mise à jour pourra être effectuée périodiquement en prenant comme référence l'Euribor correspondant. C’est à ce moment-là que la banque recalcule les intérêts et détermine la nouvelle échéance que le créancier hypothécaire devra payer.
Par conséquent, une personne dont l’examen est imminent pourrait être confrontée aux changements plus tôt qu’une personne qui vient de mettre à jour les conditions de son prêt.
La hausse de la BCE ne signifie pas que l'Euribor augmente encore de 0,25 point
Voici l'une des différences fondamentales. La BCE a relevé ses taux de 2,25% à 2,5%, mais cela ne signifie pas que l'Euribor doive automatiquement augmenter encore 0,25 point.
L'Euribor réagit aux conditions et aux attentes du marché et peut anticiper les mouvements de politique monétaire. En fait, la hausse de jeudi a été largement ignorée avant que la BCE n'annonce officiellement sa décision.
Par conséquent, l’impact réel sur une hypothèque variable dépendra de la situation de l’Euribor au moment de la révision et du niveau auquel il est comparé.
La décision de la BCE introduit effectivement un scénario d'argent plus cher. L'agence a justifié le nouveau resserrement par les pressions inflationnistes et s'attend à ce que l'inflation reste supérieure à son objectif de 2 % pendant une période prolongée.
La BCE peut-elle augmenter à nouveau ses taux ?
La prochaine inconnue est précisément ce qui se passera dans les mois à venir. Après avoir placé la facilité de dépôt à 2,5%, il n'y a pas d'unanimité sur le point de savoir si ce sera le dernier mouvement de l'année.
Certaines analyses envisagent une pause après septembre, tandis que d’autres n’excluent pas une nouvelle hausse avant la fin 2026 si les pressions sur les prix se poursuivent. Le scénario lui-même est conditionné par l’évolution de l’inflation et surtout par la hausse des prix de l’énergie.
La montée en puissance de la BCE ne change pas la facture hypothécaire du jour au lendemain. La date qui compte vraiment est inscrite dans le contrat et c'est la date de la prochaine révision.





