Les caravanes sont l'une des alternatives les plus choisies par ceux qui souhaitent voyager sans dépendre du transport et de l'hébergement. À tel point que cet été, on s'attendait à ce que plus de 100 000 personnes les utilisent dans la Communauté valencienne. Le problème réside dans le moment où ils commencent à être utilisés comme logements, car cela peut entraîner des sanctions de la part de la Mairie.
C'est ce qui est arrivé à un père de famille français qui souhaitait aider son fils, en pleine recherche d'un logement adapté à ses capacités financières, en plaçant une caravane au fond de son jardin. Au bout de quatre mois, une lettre est arrivée indiquant que la durée maximale pendant laquelle une caravane pouvait être garée et utilisée avait été respectée.
Selon le média « 20 minutes », la législation française est très stricte sur la durée pendant laquelle ce type de remorque peut être garée et fonctionner comme mobil-home : trois mois par an. Avant de dépasser ce délai, le propriétaire doit présenter une déclaration au Conseil municipal afin que celui-ci examine le dossier.
Sanctions économiques et démolition possible
De même, un autre problème que le propriétaire devait prendre en compte avant de garer la caravane était sa mobilité. Eh bien, lorsque des modifications sont apportées comme la suppression des roues ou la mise en place de supports, il perd son statut de mobil-home et est soumis aux règles générales d'urbanisme. Il faut donc conserver son état d’origine.
Dans le cas du père français, en n'ayant pas notifié au préalable le stationnement de la caravane dans son jardin, il a reçu une mise en demeure qui aurait pu aboutir à des sanctions administratives. Tandis que, lorsque des modifications sont apportées à la mobilité, la caravane peut être contrainte à revenir dans son état d'origine ou, lorsqu'elle est classée en immeuble, un juge peut ordonner sa démolition et lui infliger une amende de 500 euros par jour de retard.
Cela pourrait-il arriver en Espagne ?
En revanche, en Espagne, aucune loi n'interdit de vivre en caravane ou en camping-car ; Cependant, celui-ci ne sera jamais considéré comme un logement, puisqu'à des fins administratives, il s'agira toujours d'un véhicule. Par conséquent, les personnes qui vont y résider ne pourront pas s’inscrire et n’auront donc pas accès aux différents services publics.
De même, le stationnement des caravanes est autorisé sur des terrains rustiques, c'est-à-dire des terrains qui ne sont pas destinés à un usage résidentiel, mais l'habitation permanente ne peut y être autorisée. En effet, il peut être considéré comme une résidence illégale, surtout si sa présence continue dans le temps et son raccordement à des services tels que l'eau ou l'électricité sont détectés.
Si les autorités détectent ce type de pratiques, la Mairie peut imposer des sanctions financières qui varient entre 200 et 6 000 euros, selon les caractéristiques de chaque cas. De plus, comme dans le cas français, ils peuvent demander la dépose du véhicule, ainsi que son retour dans son état d'origine en cas de modifications apportées à sa mobilité.
Législation espagnole
En Espagne, la législation est assez différente et dépend d'ordonnances municipales spécifiques. Généralement, les caravanes peuvent rester stationnées sur la voie publique pendant une durée maximale comprise entre 48 et 72 heures consécutives, bien que dans certaines communes, cette période soit réduite à 24 heures.
De plus, s'il est présent plus de 48 heures consécutives, le Code général de la route indique qu'il peut être considéré comme un obstacle, et comme abandonné au bout de 30 jours. Quant aux sanctions financières, elles dépendent de la commune dans laquelle a lieu l'infraction, mais elles se situent généralement entre 80 et 200 euros.
Quand peut-on passer la nuit en caravane en Espagne ?
Concernant la question du passage de la nuit à l'intérieur, le Code général de la route n'interdit pas expressément de dormir occasionnellement dans une caravane stationnée dans la rue. Toutefois, cette pratique peut être sanctionnée selon l'ordonnance communale de la mairie qui l'autorise. De même, il doit être stationné selon les conditions suivantes :
- Les roues doivent être en contact avec le sol, à l'exception des cales, et le moteur doit être arrêté.
- N'occupe pas plus de surface que ce qu'il occupe lorsqu'il est fermé, c'est-à-dire que les éléments projetables ne peuvent pas être déployés.
- N’émettez aucun type de fluide ou de bruit vers l’extérieur.
Ce que le RGC interdit, c'est le sommeil habituel ou systématique dans la caravane lorsqu'elle est garée sur la voie publique, ainsi que le camping. On entend par camping lorsque des espaces extérieurs à la caravane sont occupés, déployant des éléments tels que des auvents ou des tables. Cette dernière est interdite en Espagne, sauf dans les lieux autorisés à cet effet.





