Le Gouvernement dépensera 6,6 millions d'euros pour l'achat ou la location de « cibles utiles » pour le tir de la Marine

« En raison des multiples scénarios auxquels la Marine doit faire face de manière changeante, souvent méconnue, il est essentiel d'avoir une expérience et une formation adéquate au tir de tous types. » L'Etat-major de soutien logistique de la Marine justifie ainsi l'investissement de 6,6 millions d'euros pour l'achat ou la location de « cibles en état utile » pour l'entraînement au tir des unités de la Flotte.

Il s'agit d'un contrat de deux ans (2026-2027), attribué à la société Sener Tafs SA, avec possibilité de prolongation de deux ans supplémentaires (2028-2029) et sans financement de fonds européens. L'objet du marché, divisé en deux lots, est la « location, acquisition, formation, pièces de rechange et support technique de cibles pour les unités de la marine ». Le coût du premier lot (pour deux ans) serait de 1,5 million, tandis que le second s'élèverait à 1,8 million, ce qui représente un total de 3,3 millions d'euros. Si la récompense est prolongée de deux ans supplémentaires, ce montant s'élèverait à 6,6 millions.

La Marine a confirmé, par une certification, l'insuffisance de ses moyens personnels pour entreprendre ce type de formation, c'est pourquoi elle a dû lancer un appel d'offres par le biais d'un accord-cadre. La résolution d'attribution reflète que, pendant la phase de négociation, l'entreprise a amélioré son offre : elle a réduit le bénéfice industriel de 10% à 7,98% et a abaissé les frais généraux appliqués dans sa première proposition de 15% à 14,95%.

Des objectifs de haute performance

Dans son rapport justificatif, le quartier général de soutien logistique de la Marine affirme qu' »en raison des multiples scénarios auxquels la Marine doit faire face de manière changeante, souvent inconnus, il est essentiel d'avoir une expérience et une formation adéquate en matière de tir de tous types ». Ainsi, l'accord-cadre comprend, entre autres, des services d'exploitation d'aéronefs, des projectiles, des véhicules aériens sans pilote et des pièces d'équipements aérospatiaux militaires.

Dans ce document, la Marine assure que même si elle dispose de quelques modèles dans son inventaire, ce n'est pas suffisant. « Pour garantir un entraînement correct, il est nécessaire de simuler un large spectre de cibles, ce qui nécessite de pouvoir embaucher des cibles performantes, ainsi que leurs équipements auxiliaires », précise-t-il. Par ailleurs, la Flotte n'étant pas familiarisée avec ce type de cibles, ils soulignent qu'il est nécessaire que le contrat comprenne « tout le soutien nécessaire lors de l'entraînement ». Ou ce qui revient au même : la gestion des locations, des formations, des services et des fournitures pour des améliorations fonctionnelles et opérationnelles.

Exercice multinational « Flintlock 26 »

Justement, ces jours-ci (entre le 21 et le 23 avril), des personnels d'opérations spéciales des Armées, de la Marine et de la Garde Civile participent à l'exercice multinational « Flintlock 26 » en Côte d'Ivoire. Il s'agit d'une formation annuelle organisée par le Commandement des opérations spéciales des États-Unis en Afrique (SOCAF) et réunissant des unités d'Europe, d'Afrique et d'Amérique du Nord.

Selon les informations du Commandement conjoint des opérations spéciales (MCOE), chargé de coordonner la participation des forces d'opérations spéciales espagnoles, nos soldats développent des séances axées sur les capacités tactiques fondamentales, parmi lesquelles le tir, le tir de précision, le combat en espaces fermés et les procédures dans le domaine maritime de visite et d'enregistrement dans un environnement non coopératif.

En ce sens, une collaboration a été réalisée avec le Navire d'Action Maritime (BAM) « Furor », actuellement déployé dans le cadre des Présences Maritimes Coordonnées (PMC) de l'Union Européenne dans le Golfe de Guinée. En parallèle, la cellule de stabilisation encadrée dans le « RÔLE 2 » de l'exercice a réalisé des pratiques d'évacuation sanitaire par voie maritime.

L'exercice rassemble plus de 860 militaires de 23 pays, qui s'entraînent à différentes activités opérationnelles pour renforcer l'échange de procédures et améliorer l'interopérabilité dans un environnement multinational.

IRESTE, plus connu sous le nom d'Institut de Recherche d'Enseignement Supérieur aux Techniques de L'électronique, est un média spécialisé dans le domaine de l'électronique.