Cette semaine a débuté le plus grand exercice conjoint annuel du Commandement des États-Unis pour l’Afrique, African Lion 2026. Une opération qui comprend la participation de près de 5 000 soldats et de près de 40 pays qui collaborent avec les Forces armées royales (FAR) et les forces armées américaines. Dans cette 22ème édition, le Maroc a réussi à se consolider comme l'un de ses principaux soutiens sur le continent, ainsi qu'une puissance militaire de plus en plus croissante.
Selon le site Internet du gouvernement américain, l'exercice African Lion vise à « renforcer l'interopérabilité entre les forces américaines, les alliés de l'OTAN et les pays partenaires africains ». Cette opération est organisée par le Commandement des États-Unis pour l'Afrique (Africom) et les Forces armées royales marocaines. De même, elle compte certains des pays dotés de la plus grande capacité militaire du continent comme le Maroc, le Ghana, le Sénégal et la Tunisie.
Au total, dix-neuf pays africains, six pays européens et quelques partenaires d'Amérique du Sud et du Moyen-Orient y participent cette année, selon le général Dagvin Anderson, patron d'Africom pour le média « Euromaghreb ». Par ailleurs, selon les médias marocains et des sources militaires américaines, l'exercice est de plus en plus axé sur la guerre multi-domaines et l'utilisation des nouvelles technologies militaires parmi les troupes, indique « Infodefensa ».
Le Maroc est le pays hôte de l’opération African Lion 2026
L'exercice se déroulera entre le 20 avril et le 8 mai dans différentes localités telles que les villes marocaines de Kénitra, Tan-Tan et Agedir, ainsi que dans le reste des pays africains participants. L'inauguration a eu lieu au quartier général du commandement de la zone Sud à Agadir, en présence de Mohammed Benlouali, chef d'état-major dudit commandement, et de Daniel Cederman, commandant adjoint de la Task Force de l'armée américaine pour l'Europe du Sud et l'Afrique (Setaf-AF).
Au cours de la cérémonie, tous deux ont tenu à constater l'intensification de la coopération militaire entre les Forces armées royales (FAR) du Royaume du Maroc et les forces armées des États-Unis, soulignant l'excellente relation qui les unit. En outre, 5 000 autres membres des forces armées des autres pays participants ont également commencé des manœuvres militaires dans la région.
Cette édition a pour objectif de promouvoir l'utilisation des nouvelles technologies militaires auprès des troupes
Au-delà de vouloir démontrer la coopération militaire entre les nations, cette édition cherche à promouvoir l'utilisation de systèmes d'intelligence artificielle, de plateformes autonomes et leur application dans les guerres numériques, en simulant des scénarios réalistes dans lesquels les militaires doivent évaluer les conséquences de leurs décisions et démontrer leur capacité à se coordonner avec les troupes d'autres pays. Tout cela dans le but de s’adapter aux nouvelles tendances guerrières observées dans les conflits récents comme en Ukraine ou en Iran.
Comme l'explique le site Internet du gouvernement américain, cet exercice « se concentre sur les opérations conjointes dans tous les domaines, la réponse aux crises et l'interopérabilité multinationale ». Par conséquent, au cours de cette période, des manœuvres terrestres, aériennes et maritimes seront effectuées entre les armées participantes. Différents véhicules et systèmes militaires y seront utilisés, comme le lien tactique Link-16.
Une opération qui démontre les bonnes relations militaires entre les Etats-Unis et le Maroc
Le système Link-16, jusqu'alors réservé aux membres de l'Otan, a été testé entre les FAR marocaines et l'armée américaine à la mi-avril, parvenant à établir des communications entre les deux forces « directement et en toute sécurité pendant l'exercice », selon un responsable militaire indiqué aux médias marocains. Cette intégration sera essentielle pour les collaborations futures, permettant l'échange sécurisé d'informations pour créer des plans stratégiques entre les deux armées.
Cette collaboration entre les États-Unis et le Maroc, ainsi que le rôle d'hôte de ce dernier lors des opérations, démontre les bonnes relations militaires entre les deux et place Rabat comme un point stratégique incontournable de projection militaire et diplomatique. Une situation qui est renforcée par la participation du reste des pays africains, ainsi que des nations européennes, laissant une nette influence américaine sur le continent.





