Les Forces de défense israéliennes ont confirmé ce vendredi une attaque contre un lance-roquettes en territoire libanais qui, selon leur version, aurait tiré plusieurs coups de feu vers le nord d'Israël, plus précisément dans la zone frontalière de Shtula. L'armée n'a pas précisé si ces événements se sont produits avant ou après l'annonce de la trêve par la Maison Blanche.
Du côté de la diplomatie israélienne, l'ambassadeur à l'ONU, Danny Danon, a insisté sur le fait que le cessez-le-feu « n'est pas à 100% », faisant allusion au manque de contrôle du gouvernement libanais sur le Hezbollah. Comme il l’a expliqué dans une interview à CNN, le groupe lancerait des roquettes pour déstabiliser la trêve, ce qui, selon lui, obligerait Israël à répondre à toute menace.
Du côté libanais, le député du Hezbollah, Ali Fayad, a rejeté l'accord, le jugeant « dénué de sens » face à ce qu'il a décrit comme des attaques continues d'Israël. Il a également défendu le droit des milices à répondre aux offensives israéliennes sur le territoire libanais.
La prolongation du cessez-le-feu, évoquée par Trump après des contacts diplomatiques entre les représentants des deux pays à Washington, est ainsi remise en question par des actions militaires et des accusations croisées, tandis que d'autres fronts diplomatiques dans la région comme les contacts entre l'Iran et les États-Unis se poursuivent sans progrès évidents.





