Aux États-Unis, les décès liés au froid ont augmenté chaque année de 9 % au cours des deux dernières décennies, selon un rapport publié par le site scientifique spécialisé sciencedirect.com.
Le texte « Vulnérabilité sociale et mortalité attribuables à des températures non optimales aux États-Unis : une analyse écologique au niveau des comtés » maintient parmi ses conclusions que le froid représentait la majorité des décès liés à la température dans ce pays.
Après une analyse de 1 514 comtés, ce qui équivaut à 95 % de la population adulte de ce pays, l'équipe de recherche a constaté que la vulnérabilité sociale intensifiait à la fois la mortalité associée au froid et à la chaleur.
Le rapport souligne que le changement climatique représente l'un des plus grands défis de santé publique du 21e siècle et rappelle que les températures extrêmes liées à la crise climatique ont été associées à plusieurs reprises à une augmentation des décès non accidentels à court terme.
Alors que le monde se réchauffe dans son ensemble, le changement climatique a également conduit à des événements hivernaux extrêmes aux États-Unis, les régions du sud connaissant des vagues de froid inhabituelles, indique le rapport.
1/19 | La tempête hivernale recouvre les chutes du Niagara de glace et de neige. Il pourrait s'écouler plusieurs jours avant que le courant ne soit rétabli dans le sud des États-Unis, où les thermomètres devraient afficher des températures négatives vendredi dans des régions qui ne sont pas habituées ni équipées pour résister à un tel froid. – Agence EFE
En ce sens, il est remarquable que les décès liés au froid dans ce pays aient augmenté de 9 % par an au cours des deux dernières décennies.
À l'échelle nationale, le rapport estime que 72 361 décès ont été attribués au froid et 6 129 décès à la chaleur chaque année, ce qui équivaut à 40,1 et 3,4 pour 100 000 personnes par an.
Ainsi, même si le froid extrême était responsable de la majorité des décès liés à la température aux États-Unis, la vulnérabilité sociale modifiait considérablement ce risque. Ainsi, les comtés les plus vulnérables socialement avaient un taux de mortalité 40 % plus élevé, tant dû à la chaleur qu'au froid, par rapport aux moins vulnérables.





