6.200 Marocains contraints de quitter un pays de l'Union européenne

Au total, 6 200 citoyens marocains ont été sommés de quitter le territoire d'un pays de l'Union européenne entre avril et juin 2026. Les données publiées par Eurostat le 30 septembre placent le Maroc comme la deuxième nationalité comptant le plus de personnes concernées par ces décisions au cours du trimestre.

Les citoyens algériens arrivent en tête, avec 10.390 personnes, tandis que ceux de Syrie, avec 5.180, occupent la troisième place. Les chiffres correspondent à tous les États membres et ne signifient pas que toutes ces personnes ont été effectivement expulsées.

Les statistiques font une distinction entre ceux qui reçoivent un ordre de sortie et ceux qui retournent ensuite dans un pays hors de l’UE. Cette distinction permet de séparer les décisions prises par les autorités des sorties qui surviennent.

La France concentre le plus grand nombre d’ordres de sortie

Dans l'ensemble de l'Union européenne, 110 335 citoyens de pays tiers ont reçu l'ordre de quitter le territoire au cours du deuxième trimestre de l'année. Le volume représente une baisse de 12% par rapport à la même période en 2025.

La France est l'État membre qui a enregistré le plus de personnes touchées, avec 32 420, devant le Portugal et l'Allemagne. Cette répartition inclut toutes les nationalités hors UE, elle ne doit donc pas être interprétée comme un classement des pays ayant émis le plus de mesures contre les citoyens marocains.

Le poids du Maroc dans le total européen était de 5,6%. En outre, le nombre de ses citoyens ayant reçu un ordre de sortie a diminué de 5,1% par rapport au premier trimestre 2026.

Les rendements augmentent malgré la baisse des commandes

L'évolution des rendements a été différente. Entre avril et juin, 36 825 personnes sont rentrées dans des pays tiers après un ordre de sortie, soit 9,7 % de plus qu’un an auparavant.

L'Allemagne était en tête de cette section, avec 8 400 personnes, suivie par la France et la Pologne. Par nationalité, les groupes les plus importants étaient les citoyens de Turquie, avec 3 765, de Syrie, avec 2 770, et de Géorgie, avec 2 140.

Ces retours ne équivalent pas dans tous les cas à des expulsions forcées. Selon Eurostat, 60,8 % étaient volontaires et 39,2 % forcés.

Pourquoi les deux totaux ne peuvent-ils pas être comparés directement ?

Eurostat prévient qu'une personne peut se voir ordonner de quitter un pays au cours d'un trimestre et d'y revenir au cours d'un trimestre ultérieur. Pour cette raison, diviser les rendements entre les ordres de la même période ne nous permet pas de savoir quel pourcentage de ces décisions spécifiques ont été exécutées.

Dans le cas des 6.200 Marocains, les données prouvent qu'ils ont reçu l'ordre de partir entre avril et juin. Il n'est pas précisé combien d'entre eux avaient quitté le territoire à l'issue de ces trois mois.

IRESTE, plus connu sous le nom d'Institut de Recherche d'Enseignement Supérieur aux Techniques de L'électronique, est un média spécialisé dans le domaine de l'électronique.