Le Congo et la lutte pour les bonobos : un sanctuaire contre le braconnage

Micheline Nzonzi a bercé un petit bonobo endormi, un orphelin dont elle va tenter de sauver la vie au cours des trois prochaines années.

Les chances de l'enfant de 1 an sont bonnes, avec de l'affection maternelle, du lait au biberon et des jeux fréquents avec d'autres bébés.

« Sans moi, sans nous, ces bonobos ne peuvent pas survivre », explique Nzonzi, mère adoptive de bonobos depuis 24 ans. « Ils survivent grâce à l'affection humaine. »

Cette pépinière de primates située à la périphérie boisée de Kinshasa, la capitale congolaise, est le seul sanctuaire au monde pour les bonobos orphelins, généralement sauvés des braconniers ou retrouvés piégés chez les habitants qui les élèvent pour leur viande.

Bien que les grands singes en voie de disparition, comme les bonobos, soient légalement protégés des chasseurs, ils continuent d'être chassés pour répondre à la demande de viande de brousse dans les zones situées au-delà du bassin du Congo, une vaste forêt tropicale parfois appelée le deuxième poumon de la Terre. Le commerce de la viande de brousse va des rongeurs aux antilopes, mais un singe totémique comme le bonobo peut atteindre un prix plus élevé.

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