Le gouvernement modifie les contrats de travail en Espagne : voici ce que les entreprises devront dire à leurs salariés dès le premier jour

Les contrats de travail en Espagne se préparent à intégrer de nouveaux changements. Le gouvernement envisage d'approuver un décret royal qui augmentera l'information que les entreprises devront fournir à leurs travailleurs sur les conditions dans lesquelles elles exerceront leur activité.

L'intention est que certains aspects qui jusqu'à présent auraient pu rester mal définis soient connus dès le début de la relation de travail. Il s'agit notamment de la période d'essai, de la rémunération, des tâches et de la répartition de la journée de travail. Les informations liées à certains systèmes automatisés seront également renforcées lorsqu'ils interviennent dans les décisions d'emploi.

La réforme servira à adapter la législation espagnole à la réglementation européenne sur des conditions de travail transparentes et prévisibles, dont la transposition accumule des retards. La Commission européenne a même poursuivi l'Espagne devant la Cour de justice de l'Union européenne pour ne pas avoir intégré toutes ses dispositions à temps.

L'entreprise devra expliquer ce qu'elle attend pendant la période d'essai

L'une des principales nouveautés concerne la période d'essai, une étape par laquelle passent de nombreux travailleurs lorsqu'ils débutent dans une entreprise.

Les nouveaux contrats doivent préciser les critères que l'entreprise utilisera pour déterminer si l'employé convient au poste. Les tâches et conditions qui doivent être remplies au cours de cette étape ainsi que les outils utilisés pour évaluer leur performance devront également être plus clairs.

De cette manière, le travailleur pourra savoir dès le début non seulement combien de temps il sera en probation, mais aussi ce que l'on attend de lui et avec quels critères sa continuité sera décidée.

Le futur règlement vise également à limiter les périodes d'essai à plus de six mois. Lorsque ce délai doit être dépassé, il doit y avoir une justification et la possibilité de le prolonger doit être identifiée dans la base légale ou dans la convention collective correspondante.

Actuellement, le Statut des Travailleurs fixe, lorsque l'accord n'en dispose pas autrement, un maximum de six mois pour les techniciens qualifiés et de deux mois pour le reste des travailleurs, avec quelques exceptions.

Plus d'informations sur le salaire

Les changements ne restent pas seulement dans la période d'essai. Les entreprises devront également proposer davantage d’informations sur la composition du salaire.

Les contrats devront inclure la structure de rémunération plus en détail, y compris les différents concepts pouvant affecter le salaire. L’objectif est encore une fois que le salarié connaisse les conditions économiques de son poste sans avoir à attendre que la relation de travail avance pour découvrir certains éléments.

Le règlement inclura également d'autres aspects essentiels des conditions de travail, notamment la journée de travail et sa répartition, ainsi que certains services ou avantages liés à l'emploi.

Les algorithmes entrent aussi dans la relation de travail

Un autre point de la réforme concerne une réalité de plus en plus présente dans les entreprises. Il s’agit de l’utilisation d’algorithmes et de systèmes automatisés pour intervenir dans certaines décisions.

La réglementation espagnole reconnaît déjà aux représentants des travailleurs le droit de recevoir des informations sur les paramètres, règles et instructions des algorithmes ou des systèmes d'intelligence artificielle susceptibles d'affecter les conditions de travail, l'accès à l'emploi ou son maintien.

Le nouveau règlement vise à renforcer ce principe et à élargir les informations que le travailleur reçoit directement sur sa relation de travail.

Cela ne signifie donc pas qu’une entreprise doit expliquer techniquement tous les algorithmes qu’elle utilise. Le changement affecte les systèmes automatisés qui peuvent intervenir sur les questions liées aux conditions de travail.

Plus de transparence dès le début du contrat

L’objectif global du nouveau cadre est de réduire l’incertitude qui peut exister lorsqu’une personne entre dans un nouveau rôle.

Le travailleur doit disposer de plus d'informations pour savoir quelles fonctions il exercera, comment sa journée sera organisée, quelle rémunération il percevra et dans quelles conditions sa relation avec l'entreprise se développera.

La réforme accorde une attention particulière à la période d'essai car c'est précisément l'une des étapes où règne la plus grande incertitude. Avec les nouvelles revendications, l'intention est que le salarié ne se retrouve pas pendant des mois sans savoir exactement ce que l'entreprise attend de lui ou quels critères elle utilisera pour décider de continuer à occuper son poste.

Bref, le changement ne signifie pas seulement ajouter plus de contenu aux contrats de travail. L'intention du gouvernement est que les conditions essentielles soient connues de manière claire et prévisible dès le début de la relation de travail, en particulier dans les domaines aussi importants pour tout salarié que le salaire, les horaires de travail ou l'évaluation au cours des premiers mois.

IRESTE, plus connu sous le nom d'Institut de Recherche d'Enseignement Supérieur aux Techniques de L'électronique, est un média spécialisé dans le domaine de l'électronique.