En seulement six ans, un retraité de la police nationale perd jusqu'à 70 000 euros par rapport à un mosso ou un ertzaina

Depuis mars 2018, année de la signature de l'accord dit de péréquation salariale, Un officier de la police nationale à la retraite aurait perdu jusqu'à 70 000 euros concernant un mosso d'esquadra. Le motif? tandis qu'un agent régional prend une retraite anticipée (59 ans) sans aucune perte de pouvoir d'achat, un agent de la Police Nationale subit effectivement une réduction de la rémunération qu'il perçoit au moment de sa retraite. En chiffres, Un ertzaina ou un mosso peuvent facturer jusqu'à 500 euros de plus par mois qu'un officier de la police nationale ou un garde civil. Différence qui passe à 900 euros par mois après la retraite.

Une perspective peu flatteuse qui ne donne aucun signe de redressement à court ou moyen terme. L'Exécutif a cependant la volonté d'augmenter le salaire des députés de 2,5%, comme le confirment les budgets du Congrès pour 2024. Une augmentation soutenue par le PSOE et Sumar et qui, de l'avis du syndicat de police Jupol, s'oppose frontalement « avec le refus répété du gouvernementou d'appliquer les mesures économiques nécessaires pour parvenir à une véritable égalité et à une retraite digne des agents de la police nationale.

Dans les paroles de Ibón DomínguezSelon le porte-parole de cette organisation, qui a remis au gouvernement de nombreuses études sur ces inégalités économiques, il suffit de « la volonté politique d'un gouvernement qui veuille réellement respecter l'égalité entre les forces de police ». Ils manifestent la même volonté, assure-t-il, d'augmenter leurs salaires à la Chambre basse. Et pour cela, ils exigent qu'il soit présenté »un nouvel audit qui quantifie véritablement les écarts salariaux existant ». Il faut rappeler que le précédent audit, commandé par le ministère de l'Intérieur, qui dirige Fernando Grande-Marlaskaa été marqué par la controverse dès le début.

D’autre part, ils exigent une loi qui garantisse que ces inégalités ne se reproduisent plus et qui comble une fois pour toutes les écarts salariaux qui existent entre les forces et corps de sécurité de l’État et la police régionale, encore plus lorsque cela est possible. le payeur est le même (Intérieur). Plus précisément, ils font référence aux différences de salaire à postes égaux et qui affectent la rémunération des heures supplémentaires, heures supplémentaires, indemnités, présence aux essais et départs à la retraite. Sans compter diverses procédures réglementaires, à impact budgétaire.

Jusqu'à 12 600 euros de moins par an

Le fait d’appartenir à un métier à risque affecte directement la retraite. Dans quel sens? Les professionnels regroupés dans les métiers dits à risques ont la possibilité de demander une « retraite anticipée » en percevant 100 % de la prestation. Et qui décide quelles professions sont à risque ? Le ministère du Travail est chargé d'établir cette liste, qui comprend des cheminots, des artistes, des mineurs, des personnels navigants de travaux aériens, des professionnels de la tauromachie, des pompiers, ainsi que des membres des forces de police régionales et locales.

C’est pourquoi il est si important que les policiers nationaux et les gardes civils soient reconnus comme des professionnels du risque. Quelque chose que l'Exécutif a refusé de faire et qui attire l'attention, d'autant plus que d'autres forces de police comme l'Ertzaintza et la Police Locale font partie de ce groupe dit « à risque ».

Le fait que certains policiers fassent partie de ce groupe et d’autres non est déconcertant. Discrimination de la part de l'État, qui affecte les poches des agents. Alors qu'un policier régional peut prendre sa retraite à 59 ans avec 100 % de son indemnité de retraite, Un garde civil doit attendre 65 ans pour éviter de voir sa pension réduite. Il existe toujours la possibilité de prendre une retraite anticipée, entre 55 et 58 ans, mais ils ne recevront pas la pension complète. En bref, les organes de l'État souffriraient une perte de rémunération d'environ 30% et dans le meilleur des cas, ils finiraient par recevoir une pension de 1 623,85 euros contre 2 819,16 euros pour un policier. Ainsi, un agent Benemérita ou un policier national à la retraite gagnera jusqu'à 12 625 euros de moins par an qu'un policier régional.

IRESTE, plus connu sous le nom d'Institut de Recherche d'Enseignement Supérieur aux Techniques de L'électronique, est un média spécialisé dans le domaine de l'électronique.