Quand le renouvellement automatique du bail entre-t-il en vigueur ? La BOE fixe une date, mais il manque un vote décisif

Le renouvellement automatique des contrats de location apparaît déjà au Journal Officiel, même si sa publication ne signifie pas que les locataires peuvent bénéficier dès aujourd'hui du nouveau système. Le décret-loi royal 28/2026, du 6 octobre, prévoit qu'il entrera en vigueur le 15 novembre 2026. Avant cela, il devra passer un vote qui déterminera si la mesure est maintenue.

La date figure dans la deuxième disposition finale du texte, publiée ce mercredi 7 octobre. Le calendrier est différent de celui des autres décrets logement approuvés par le Gouvernement, dont l'entrée en vigueur générale est prévue le 8 octobre, avec exceptions pour certaines dispositions.

Pourquoi le renouvellement automatique n'est pas encore appliqué

Le Gouvernement a reporté l'entrée en vigueur de cette réforme à la mi-novembre. Entre sa publication et cette date, une déclaration parlementaire sur sa continuité doit être faite.

Les Cortès étant dissoutes par la convocation électorale, cette décision correspond à la Députation Permanente du Congrès. Cet organe assume le pouvoir de valider ou d'abroger les décrets-lois pendant la période qui s'écoule jusqu'à la constitution de la nouvelle Chambre.

La démarche doit être effectuée dans le délai de trente jours prévu par les décrets-lois. Le 15 novembre est donc la date fixée par la norme, mais son application dépend du fait que le texte passe d'abord par ce contrôle parlementaire. En cas de rejet, la réforme n'entrera pas en vigueur dans les termes publiés.

Comment fonctionnerait le renouvellement du bail

La réforme prévoit qu'à l'expiration du contrat ou de l'une de ses prolongations, une fois atteinte la durée minimale de cinq ans, ou de sept ans si le bailleur est une personne morale, la location sera prolongée pour de nouvelles périodes de même durée si aucune des parties ne communique sa volonté de ne pas poursuivre.

Le système envisage donc la possibilité de ne pas renouveler. La règle réglemente également l'indemnisation du locataire lorsque le propriétaire décide de mettre fin à la relation, sous réserve des conditions et exceptions prévues dans le décret.

Que deviennent les contrats déjà signés ?

Pour ceux qui louent actuellement, il faudra vérifier quand le contrat expire et s'il y a une communication préalable de non-renouvellement. Le régime prévu pour les contrats en cours s'appliquerait aux échéances postérieures à l'entrée en vigueur, avec des règles transitoires pour certaines situations.

Parmi elles, le texte préserve l'effectivité des communications de non-renouvellement valablement faites avant sa publication. Ces préavis ne donneraient pas droit à une nouvelle indemnisation, ni en cas d'application ultérieure d'une prolongation extraordinaire.

De plus, pour les contrats qui ont moins de six mois avant leur expiration au moment de l'entrée en vigueur de la réforme, le propriétaire est autorisé à maintenir le préavis minimum de quatre mois.

La différence avec la prolongation extraordinaire

La publication simultanée des deux décrets peut prêter à confusion. Le renouvellement tacite pour de nouvelles périodes de cinq ou sept ans fait partie de la règle qui fixe son entrée en vigueur au mois de novembre. La prolongation extraordinaire des loyers jusqu'en 2028 figure dans l'autre décret, dont l'entrée en vigueur générale est fixée au 8 octobre.

Ce sont des mesures différentes et ont des calendriers différents. Toute personne dont le loyer arrive à expiration prochainement devrait vérifier lequel peut s'appliquer à son contrat, sans supposer que la publication du BOE le renouvelle automatiquement à partir de ce mercredi.

IRESTE, plus connu sous le nom d'Institut de Recherche d'Enseignement Supérieur aux Techniques de L'électronique, est un média spécialisé dans le domaine de l'électronique.