Une nouvelle espèce de dinosaure herbivore, qui possédait il y a 125 millions d'années des piquants comparables à ceux du porc-épic d'aujourd'hui, a été découverte en Chine, a rapporté vendredi le centre de recherche français CNRS.
Dans un communiqué, le CNRS a assuré que « jusqu'à présent, il n'existait aucune preuve attestant de l'existence de telles pointes chez les dinosaures » et a précisé que les scientifiques ont baptisé cette nouvelle espèce 'Haolong Dongi' en l'honneur de Dong Zhiming, pionnier de la paléontologie chinoise.
La découverte est publiée ce vendredi dans la revue 'Nature Ecology & Evolution'.
La découverte en Chine de la peau fossilisée « exceptionnellement bien conservée » d’un jeune spécimen d’iguanodonte du Crétacé a incité les scientifiques du CNRS et leurs partenaires internationaux à utiliser « des radiographies et des coupes histologiques à haute résolution ».
Les chercheurs sont ensuite parvenus à « observer des cellules cutanées préservées d’il y a 125 millions d’années », qui indiquaient « la présence de piquants creux et cornés sur une grande partie de son corps », comparables à celles des porcs-épics actuels pour leur fonction dissuasive.
Ces protubérances démontrent également un mécanisme de défense évolutif sans précédent jusqu'à présent chez les iguanodontes, un groupe de dinosaures qui, selon les espèces, pouvaient mesurer entre 6 et 10 mètres de long et peser plusieurs tonnes.
L'étude suggère que les piquants jouaient un rôle dans la thermorégulation (étant creuses, elles auraient pu contribuer à dissiper la chaleur ou à l'absorber) ou dans la perception sensorielle (pour détecter des mouvements ou des changements dans l'environnement).
« Etant donné que le spécimen 'Haolong dongi' est juvénile, il reste à déterminer si ces piquants étaient également présents chez les adultes », note le CNRS.





