Un notaire explique ce qui se passe si vous décédez avant d'hériter : « Vos propres héritiers peuvent bénéficier de ce droit »

Contrairement à ce que beaucoup croient, il n’y a pas de délai précis pour pouvoir signer un héritage. Pour cette raison, et par crainte de devoir faire face à d’énormes dépenses dues aux impôts, certains choisissent de retarder ce processus. Or, dans le pire des cas, l’attente est si longue qu’un des héritiers finit par mourir avant de pouvoir recevoir les biens et la richesse qui lui correspondaient.

Le processus pour recevoir un héritage n’est pas simple. Que ce soit en raison de conflits familiaux générés par la répartition, du blocage de l'un des héritiers ou de la simple ignorance qu'ils peuvent payer les droits de succession directement à partir du montant qui va être perçu, beaucoup finissent par retarder l'acceptation de la succession du défunt.

Une situation qui, dans certains cas, a duré si longtemps qu'un des héritiers directs est décédé avant que le processus ne soit terminé. Eh bien, même si les impôts liés au montant hérité, comme les plus-values ​​communales ou les droits de succession, doivent être payés dans les six mois suivant le décès du défunt, il n'y a pas de délai précis pour pouvoir accepter ou non un héritage.

Qu’arrive-t-il à la succession si l’héritier décède avant de l’avoir reçue ?

Chez APS Notaires, ils ont souhaité résoudre cette question assez courante chez leurs clients et futurs héritiers. Pour ce faire, ils ont publié une vidéo sur leur profil TikTok donnant un exemple des plus courants : un père décède et laisse ses biens à ses enfants. Cependant, l’un d’eux périt avant de pouvoir recevoir ou refuser l’héritage. « Alors, qu'arrive-t-il aux biens dont vous alliez hériter ? » ils posent la question.

Eh bien, c'est très simple, puisque cette situation est incluse dans l'article 1006 du Code civil espagnol. « En raison du décès de l'héritier sans accepter ou répudier l'héritage, le même droit qu'il avait passera à sa famille », c'est-à-dire que ses héritiers directs seront ceux qui décideront de recevoir ou non le pourcentage qui correspondait au défunt avant son décès.

Questions à prendre en compte concernant le droit de transmission

Ce droit est appelé droit de transmission ou ius transmissionis et il est nécessaire d'en connaître les caractéristiques pour pouvoir jouir de l'ensemble des biens hérités. Tout d’abord, pour percevoir le pourcentage du premier héritage, comme celui d’un grand-père, il faudra accepter le second, par exemple celui du père. Si vous rejetez cette dernière, vous passerez également à côté de la première.

Deuxièmement, bien que le droit de transmission incombe généralement aux enfants, il ne leur est pas exclusif puisqu'il correspond aux héritiers désignés tant par la loi que par le testament du défunt. Par conséquent, les biens ne seraient pas perdus, mais iraient aux biens des successeurs directs s'ils décident d'accepter l'héritage. Toutefois, cela dépendra des caractéristiques de chaque cas.

Par conséquent, même s’il n’y a pas de délai précis pour accepter ou répudier un héritage, il est préférable de le faire le plus tôt possible. Cela garantira non seulement que l'on pourra jouir ou non des biens et des biens du premier défunt, mais, en cas de décès de l'héritier, cela permettra d'économiser des démarches et des dépenses pour ses successeurs directs, qui se chargeront de gérer leur pourcentage et, par conséquent, les impôts ultérieurs à payer.

IRESTE, plus connu sous le nom d'Institut de Recherche d'Enseignement Supérieur aux Techniques de L'électronique, est un média spécialisé dans le domaine de l'électronique.