Marlaska offre des gilets pare-balles « miraculeux » aux policiers pour dissimuler leur non-respect flagrant de la loi sur les risques professionnels

Les gilets pare-balles sont « la dernière barrière entre la police et le danger imminent (tir avec arme à feu ou agression avec un couteau) », son absence pourrait donc entraîner « atteinte à la santé des policiers ». La théorie semble claire à la Direction générale de la police (DGP), qui l'a justifié en novembre 2024. l'acquisition de « 4.760 gilets intégraux d'ordre public ».

Mais loin de donner aux agents les moyens de protéger leur vie, à l’heure où les attaques contre les policiers se multiplient, ils ont décidé de répartir cette acquisition sur quatre ans (2025-2028). Ainsi, si cet appel d'offres est retenu, dont la valeur totale s'élève à 8,6 millions d'euros, Seulement 1 190 unités seraient distribuées par an.

La Confédération espagnole de la police (CEP) considère que ce mouvement n'est rien d'autre qu'une preuve de « combien coûte à l'Intérieur un effort réel, puissant et définitif pour protéger les policiers ». Et, si les délais sont respectés, les agents de l'Unité d'Intervention Policière (UIP) et de l'Unité de Prévention et de Réaction (UPR) « Ils n'auraient pas leur gilet intégral avant deux ans ».

À ce stade, on peut se demander ce qu’est ce qu’on appelle le « gilet intégral », qui remplace le fameux gilet pare-balles. Comme l'explique la Direction générale de la police, il s'agit d'un « équipement actuel, polyvalent et compact, puisqu'il combine le gilet balistique fourni collectivement avec le gilet anti-traumatisme spécialisé« D'un autre côté, nous sommes confrontés à un « gilet pare-balles, anti-couteau et anti-crevaison ». Ce qui revient à être un « tout en un » qui, en plus, est plus « logistiquement et économiquement avantageux » pour la Police Nationale.

Traitement « indécent » des agents

Le coût final de chaque gilet s'élèverait, selon le rapport de la DGP, à 1 505 euros (hors TVA). Son objectif est de protéger l'agent « couvrant le torse (poitrine et dos), le cou, les épaules, les bras et le bassin ». De même, il doit être confortable, léger, flexible et ergonomique, permettant au policier de « porter l'arme de service, d'effectuer des manipulations à deux mains et de tirer en position debout et couchée ».

Et bien que ces équipes soient destinées aux unités UIP et UPR, le CEP dénonce l’oubli du GOR, Operational Response Group« qui sont également confrontés aux émeutes en première instance et ceux qui C'est une manière indécente en termes de moyens de protection« .

Inutile de dire que le la quantité offerte est insuffisante et que l'objectif de combiner « autant de fonctions » dans un seul gilet est également dû à la recherche de réduire les coûts par le ministère dirigé par Fernando Grande-Marlaska. Cependant, il ne faut pas négliger un autre détail important qui apparaît dans ce rapport de la Direction générale de la police, qui fait référence au « respect de la prévention des risques professionnels ».

À ce stade, il faut parler du décret royal 2/2006 du 16 janvier qui établit une série de règles sur la prévention des risques professionnels dans les activités des agents de la Police Nationale. Les agents ont signalé lenon-respect répété de cette règle et tout indique que cette nouvelle stratégie de l'Intérieur implique un « lifting » en ce sens. A tel point que la DGP assure que, avec cet appel d'offres, « la circulaire sur le port obligatoire des gilets pare-balles » est respectée.

Mais à ce jour, le non-respect reste flagrant, puisque les nouveaux appels d'offres de l'Intérieur ont « des années d'avance ». De la Confédération espagnole de la police, ils assurent que l'exécutif le vend comme quelque chose « d'historique » des chiffres « témoignages et presque offensants » pour les 72 000 agents du Corps.

Taser et caméras d'enregistrement personnelles

Cette nouvelle stratégie de l'Intérieur se reflète non seulement dans ce contrat de « gilets complets de maintien de l'ordre public », mais également dans d'autres achats de matériel comme des Tasers et des caméras d'enregistrement personnelles. Comme l'explique le CEP, actuellement La Police Nationale dispose de 1 600 antidémarreurs électriques, un chiffre ridicule si l’on tient compte du fait qu’il y a 72 000 agents dans le Corps. Eh bien, du DGP, ils ont annoncé l'achat de 3 500 Tasers supplémentairesun montant encore insuffisant et qui ne sera pas non plus livré immédiatement. L'achat est dans quatre ansles agents en recevront donc 700 chaque année.

Et il en va de même pour le manque de caméras d’enregistrement personnelles, 4 000 actuellement. La Direction générale de la police a annoncé l’acquisition de 7 000 nouveaux appareils, entre 2025 et 2028. Une dépense de 10,38 millions, qui ne couvrira pas les besoins des agents. « Le chiffre est toujours insuffisant pour garantir la sécurité juridique des policiers dans de nombreuses interventions dans lequel il serait vital de pouvoir enregistrer ce qui se passe », insiste ce syndicat.

Bref, les agents dénoncent les manœuvres de l'Intérieur pour laver son image face à des données qui ne cessent de alerter sur le manque de ressources et d'investissements : « Quand ce qui est en jeu c'est la vie ou l'intégrité physique, tout ne suffit pas ».

IRESTE, plus connu sous le nom d'Institut de Recherche d'Enseignement Supérieur aux Techniques de L'électronique, est un média spécialisé dans le domaine de l'électronique.