Main plus forte avec la liberté de mouvement des chats

Une étude publiée dans le European Journal of Wildlife Research suggère que permettre aux chats de se déplacer librement, y compris dans certaines colonies félines, pourrait entrer en conflit avec les normes internationales de protection de la biodiversité. La recherche, dirigée par l'Institut d'études sociales avancées (IESA-CSIC), soutient qu'il existe des raisons d'appliquer aux chats des restrictions similaires, voire plus strictes, que celles déjà imposées aux chiens.

Parmi les propositions figurent notamment l'encouragement des promenades en laisse, la surveillance des animaux ou encore le déplacement progressif des colonies vers des espaces clos conçus pour leur bien-être. De même, les chercheurs estiment que tout nouveau chat devrait être gardé à l’intérieur dès le début, avec accès, si possible, à un enclos extérieur sécurisé ou via des promenades contrôlées. Ils soutiennent également que ces mesures contribueraient à réduire l’impact des félins sur la faune sauvage et favoriseraient une coexistence plus équilibrée entre bien-être animal et conservation de la biodiversité. Les auteurs affirment que les chats domestiques ont un impact bien plus important sur la faune que les chiens et rappellent qu’on leur attribue l’extinction de plus de 60 espèces.

En outre, ils estiment que la législation actuelle traite les deux animaux de manière inégale, car les propriétaires de chiens sont généralement confrontés à des restrictions et à des sanctions plus sévères. L'étude conclut que cette situation est difficile à rendre compatible avec la Stratégie européenne pour la biodiversité 2030 et le Règlement européen sur la restauration de la nature.

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