Le compte à rebours a commencé et, à l'heure où les regards des amateurs d'espace et d'astronomie sont tournés vers le lancement tant attendu d'Artemis II, une mission qui marquera le retour de l'homme sur l'orbite lunaire dans plus d'un demi-siècle, un événement capturé depuis Porto Rico a rappelé la proximité de cette nouvelle ère d'exploration.
Mardi vers 19h56 et 20h00, Emmanuel Miranda, de la Caribbean Astronomy Society (SAC), a pointé son télescope vers la Lune et a réussi à capturer la Station spatiale internationale (ISS) au moment où elle passait au-dessus de l'île devant le satellite naturel.
L'entité éducative a expliqué que, bien que le phénomène soit visible depuis tout Porto Rico, dans les municipalités situées dans une bande qui comprend Isabela, Utuado et les secteurs au nord-est de Ponce, on pouvait observer l'effet de « transit », dans lequel la station semble se déplacer directement devant la Lune.
Actuellement, sept personnes habitent l'ISS, où elles mènent diverses expériences scientifiques. L'équipage comprend des astronautes des États-Unis, du Japon et de la Russie.
En attendant l’historique Artemis II
L'observation intervient à un moment clé pour l'exploration spatiale, lorsque quatre astronautes se préparent ce mercredi à décoller à 18h24 du Centre spatial Kennedy de la National Aeronautics and Space Administration (NASA), en Floride, dans le cadre de la mission Artemis II.
L'agence spatiale accélère les derniers préparatifs de cette opération historique, qui ramènera l'humanité sur l'orbite de la Lune pour la première fois depuis la mission Apollo 17 en 1972.
L'équipage est composé des astronautes de la NASA Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ainsi que de Jeremy Hansen de l'Agence spatiale canadienne (ASC), qui voyageront à bord du vaisseau spatial Orion.
1 / 15 | Rencontrez l'équipage de la mission Artemis II de la NASA. Un jour (le 1er avril 2026) avant le lancement prévu de la mission Artemis II, la National Aeronautics and Space Administration (NASA) a finalisé la planification de sa première mission habitée sur la Lune depuis 1972. – Agence EFE
Au cours de la mission, Orion effectuera plusieurs manœuvres pour élever son orbite terrestre avant de se placer sur une trajectoire de retour libre autour de la Lune, permettant à la gravité terrestre de guider le vaisseau spatial vers l'arrière après son survol lunaire.
Le voyage devrait durer environ 10 jours, dont un aller-retour d'environ quatre jours. Si elle est achevée comme prévu, Artemis II deviendrait la mission habitée qui s'est éloignée le plus de la Terre, dépassant les plus de 400 000 kilomètres parcourus lors d'Apollo 13.
De plus, ses astronautes pourront observer la face cachée de la Lune, une expérience qui n'a été réalisée pour la première fois que lors de la mission Apollo 8 en 1968. Un an plus tard, en 1969, la NASA réussit à faire marcher Neil Armstrong et Buzz Aldrin, de la mission Apollo 11, sur la surface lunaire.
La mission marquera également une étape importante dans l'histoire de l'exploration spatiale en incluant, pour la première fois dans un voyage lunaire, une femme, un Noir et un astronaute canadien.
Artemis II est la deuxième mission du programme Artemis, après le vol sans pilote de 2022. Elle fait partie d'un effort de la NASA visant à établir une présence soutenue sur la Lune et à progresser vers de futures missions dans l'espace lointain.
Après Artemis II, la sonde Orion reviendra sur la Lune avec un équipage dans le cadre des missions ultérieures du programme. Dans ce plan, Artemis III, prévu pour 2026, resterait plus proche de la Terre, à un stade comparable à la mission Apollo 9 en 1969, tandis que la NASA continue de peaufiner les éléments nécessaires à un alunissage.
À l’avenir, Artemis IV prévoit de marquer le retour des astronautes sur la surface lunaire d’ici 2028, dans le but d’imiter et d’étendre les réalisations du programme Apollo et d’établir une présence humaine plus soutenue sur le satellite naturel.
Ces missions interviennent dans un contexte de concurrence internationale croissante, notamment avec la Chine, qui s'est fixé pour objectif d'envoyer des astronautes sur la Lune d'ici 2030.





