L'absentéisme au travail est devenu l'un des plus gros problèmes de l'économie espagnole. Selon le dernier rapport publié par Randstad, les absences au travail ont augmenté jusqu'à 7,2%, dépassant d'un dixième ce qui avait été enregistré à la fin de l'année précédente. Une situation qui affecte directement les entreprises et les caisses publiques et qui a provoqué des changements dans le droit du travail.
Dans le but de réduire ce chiffre, le gouvernement de Pedro Sánchez a annoncé le renforcement de la surveillance des salariés qui ont été en congé pour incapacité temporaire deux fois ou plus au cours de la même année. Une décision promue par la ministre de l'Inclusion, de la Sécurité sociale et de la Migration, Elma Saiz, en réponse aux données reflétées dans le dernier rapport AIReF.
L'Autorité indépendante pour la responsabilité fiscale a révélé dans son rapport que les dépenses que ce type d'arrêt de travail temporaire occasionnait dans l'économie nationale avaient triplé et que les cas enregistrés avaient augmenté de 58,4% entre 2017 et 2024. Ce sont des chiffres inquiétants pour lesquels le gouvernement espagnol a voulu établir un renforcement des contrôles et des inspections pour garantir que les dispositions du droit du travail soient respectées.
L'Observatoire national du handicap temporaire évaluera chaque cas en temps réel
À cette fin, l'Institut national de sécurité sociale effectuera un suivi automatisé des travailleurs qui demandent une incapacité temporaire pour la deuxième ou plusieurs fois au cours de la même année. Une mesure qui répond aux données révélées par AIReF, dans lesquelles ils ont déclaré qu'environ un quart des salariés cumulaient plus de la moitié des cas enregistrés par l'informatique.
Dans le cadre de ce suivi, l'Observatoire national de l'invalidité temporaire (IT), créé par le ministère en février 2026, sera chargé d'analyser les arrêts maladie en temps réel, grâce à l'automatisation, qui permettra de rendre plus efficace son travail. Son objectif principal sera de détecter plus rapidement et plus précisément les cas de fraude, ainsi que les cas dans lesquels les travailleurs demandent un congé pour des raisons qui ne sont pas traitées correctement.
Cela renforcera le contrôle des absences temporaires
Quant à la manière dont ce changement se répercutera sur les travailleurs en arrêt maladie, ils pourront être convoqués au tribunal médical ou à la mutuelle plus tôt que les délais habituels. De même, si vous avez demandé deux ou plusieurs incapacités temporaires, l'INSS pourra procéder à une enquête et à un examen du dossier pour détecter les causes possibles de la demande.
Dans le cas où le motif de l'arrêt de travail est identique à celui allégué lors d'occasions antérieures et que le travailleur n'a pas retrouvé sa capacité de travail, le tribunal médical envisagera d'accorder une invalidité permanente. Toutefois, s’ils estiment qu’il n’y a aucune raison justifiée de continuer le congé, celui-ci peut leur être refusé.
De plus, ils accorderont une attention particulière aux cas où surviennent des absences de courte durée, c'est-à-dire entre un et quatre jours. Cependant, l'incapacité temporaire moyenne en Espagne est d'environ 4,9 semaines d'arrêt de travail par an. Un chiffre qui se démarque par rapport à la moyenne européenne qui est de 2,6 semaines.
Des mesures nécessaires, surtout après avoir su, grâce à l'INSS, que le coût pour l'économie espagnole de ce type d'arrêt de travail temporaire a atteint 59,109 millions d'euros l'année dernière. Dans ce chiffre, le secteur qui a eu l'impact le plus direct est celui des services, concentrant 45 096,1 millions d'euros.





