Ce lundi, dans Espejo Público, Paco Marhuenda a remis en question l'application de la loi sur les petits-fils et la stratégie du gouvernement après l'annonce des élections générales du 29 novembre. Dans l'émission présentée par Susanna Griso, le journaliste a lié la fin de la législature aux difficultés de Pedro Sánchez à obtenir le soutien de ses partenaires parlementaires.
Sa déclaration la plus énergique concerne la loi sur les petits-enfants et ses effets électoraux. « Objectivement, il s'agit de la plus grande fraude électorale de l'histoire de l'Espagne (…) dans aucune démocratie, une telle chose ne s'est produite », a-t-il déclaré. Marhuenda a utilisé ces termes pour exprimer son évaluation de l'application de la règle et de l'incorporation de ses bénéficiaires dans le recensement externe.
La loi sur les petits-enfants et le vote de l'étranger
La controverse porte sur les effets électoraux de certaines nationalisations liées à la loi Mémoire démocratique. L'instruction qui a développé son application a établi une présomption d'exil pour les Espagnols qui ont quitté le pays entre le 18 juillet 1936 et le 31 décembre 1955.
La Cour suprême a accepté de suspendre provisoirement certaines inscriptions et leurs effets dans le recensement électoral des résidents absents, à l'exception des cas qui disposent de la certification consulaire requise pour prouver l'exil. La décision n'annule pas la nationalité espagnole et ne constitue pas un jugement déclarant la fraude électorale avérée.
Cette procédure judiciaire sert de contexte aux critiques de Marhuenda, qui a mis en garde dans son discours contre des mesures arbitraires qui, selon lui, peuvent violer les droits des citoyens.
Vos doutes sur les décrets logement
Le journaliste s'interroge également sur la possibilité que l'Exécutif réapprouve les décrets sur le logement rejetés par le Congrès et les soumette ensuite à la Députation permanente, une fois les Cortes dissoutes.
Le Gouvernement envisage de porter à nouveau les mesures en Conseil des Ministres ce mardi afin que leur validation puisse être votée en Députation Permanente. La répartition des sièges dans cette instance permettrait d'approuver le premier des décrets sans le soutien des Junts, pour autant que les autres groupes maintiennent le sens de leur vote.
Marhuenda s'est concentré sur le rejet précédent de la Plénière et s'est demandé si une composition parlementaire différente avait ensuite été utilisée pour mettre en œuvre les mesures. Ses critiques portent sur le but de cette opération. La Constitution prévoit que la Députation permanente assume les fonctions liées aux décrets-lois lorsque le Congrès est dissous.
Une législature qui s’estime épuisée
Dans son analyse de l'avancée électorale, Marhuenda a décrit une législature qu'il considérait déjà comme angoissante avant la défaite des décrets. La difficulté de maintenir une majorité a occupé une partie de son intervention, notamment en raison des divergences entre les partis de gauche et les partenaires nationalistes.
Le journaliste a souligné la contradiction qu'il voit entre la promotion d'un agenda qu'il qualifie de gauche radicale et l'attente du soutien de Junts. De leur point de vue, les divergences politiques avec le parti catalan limitent la capacité de l'Exécutif à tenir leurs votes pour acquis.
Il a également évoqué le PNV et a soutenu que ses électeurs ne se sentent pas à l'aise avec cette situation. C'est son interprétation du moment politique, un jour où l'annonce électorale a ouvert une nouvelle dispute sur les mesures que le Gouvernement entend approuver avant de se rendre aux urnes.





