Au cours de ses premières heures de retour dans le Maison Blanchele président Donald Trump signé un décret visant à retirer les États-Unis – pour la deuxième fois – de la Accord de Paris de 2015comme on l'appelle le pacte international qui jette les bases pour atténuer les effets néfastes à long terme de la changement climatiqueprincipalement grâce à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES).
Dans le décret, intitulé « Donner la priorité à l’Amérique dans les accords internationaux sur l’environnement »Trump a décrété que des initiatives telles que le traité sur le climat « ne reflètent pas les valeurs ou les contributions de notre pays à la poursuite des objectifs économiques et environnementaux ».
« De plus, ces accords détournent l’argent des contribuables américains vers des pays qui n’ont pas besoin ou ne méritent pas d’aide financière dans l’intérêt du peuple américain. »a-t-il précisé dans le décret, l'un des plus de 40 qu'il a signés le premier jour de son deuxième mandat présidentiel. Selon le décret, la représentation des États-Unis au sein du Organisation des Nations Unies (ONU) – auprès de qui Trump a nommé la députée comme ambassadrice Élise Stefanik– doit « soumettre immédiatement une notification écrite formelle du retrait des États-Unis de l'Accord de Paris » au secrétariat général de l'organisation.
En 2017, après avoir prêté serment pour la première fois, Trump a entamé des efforts pour retirer les États-Unis du principal accord international sur le climat – signé par 196 pays –, une action qui a ensuite été annulée par l’administration de Joe Biden.
Vous trouverez ci-dessous quelques détails clés de l’Accord de Paris :
- Adoptée le 12 décembre 2015, à Paris, par 196 pays. Elle est entrée en vigueur le 4 novembre 2016.
- L’objectif est de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels d’ici 2050.
- Pour limiter l'augmentation de la température mondiale, des efforts sont déployés pour réduire les émissions de GES liées notamment à l'utilisation de combustibles fossiles dans des secteurs tels que les transports et la production d'énergie.
- Les pays devaient présenter, en 2020, leurs plans respectifs pour contribuer aux réductions de GES.
- Dans le cadre du traité, les pays les plus puissants économiquement doivent aider les nations les plus vulnérables à promouvoir des politiques visant à lutter contre le réchauffement climatique, dans le but d'atteindre des contributions annuelles de 100 milliards de dollars.
- Selon l’ONU, en 2020, la contribution des pays développés s’est élevée à 83,8 milliards de dollars, encore en deçà de l’objectif.
- Fin 2024, l’administration Biden a annoncé que les États-Unis avaient contribué à hauteur de 11 milliards de dollars à la lutte contre le changement climatique.
- Selon l’ONU, les alternatives à zéro émission nette sont économiquement compétitives dans des secteurs qui représentent 25 % des émissions totales, une proportion qui devrait atteindre 70 % d’ici 2030.





