Certaines entreprises se développent à un rythme si rapide qu’elles commencent à générer leurs propres problèmes de gestion. C'est ce qui se passe avec le buffets à volonté en France, un format qui se multiplie dans tout le pays, prometteur de variété et de petits prix, et qui connaît un essor notable même dans le berceau de la haute cuisine.
« En France, il existe entre 5 000 et 6 000 buffets à volonté »explique Bernard Bouboulfondateur du cabinet de conseil Tournéespécialisé dans la restauration, dans des déclarations recueillies par Les Échos. « L'inventeur, c'est toujours le Club Med, mais le phénomène s'accélère depuis près de cinq ans, dans une période post-pandémique marquée par des problèmes de pouvoir d'achat »ajoute l'expert.
Les « destructeurs de buffets » : des clients dont aucun restaurant ne veut
Avec l'expansion de ce format de restaurant, une clientèle très particulière est également apparue, communément appelée « buffet destroyer ». Votre objectif lorsque vous franchissez la porte de votre restaurant préféré est simple : dévorer le plus de nourriture possible pour profiter au maximum de votre visite.
Dans Chineun influenceur connu uniquement sous le nom de M. Kang a obtenu l'honneur douteux d'être banni d'un buffet à volonté. Lors d'une première visite, il affirmait avoir mangé 1,5 kilos de pattes de porcet à une autre occasion, il a même avalé 3,5 et 4 kilos de crevettes.
Jusqu'à 30 bouteilles de lait de soja en un seul repas
Selon le restaurateur lui-même, ce client pourrait boire entre 20 et 30 bouteilles de lait de soja au cours d'un seul repas. M. Kang, quant à lui, affirme se sentir victime de discrimination en raison de son appétit : « Je peux manger beaucoup, est-ce de ma faute ? »a-t-il déclaré aux médias locaux.
Le restaurant interdit les « food-streamers » après le conflit
Le propriétaire de l'établissement affirme que ce client à l'appétit insatiable lui a déjà causé des pertes financières considérables, en ne se fixant aucune limite lorsqu'il s'agit de se servir. Comme il l'explique, dans le cas des crevettes, il versait directement tout le contenu du plateau dans son assiette, au lieu de le servir avec les pinces habituelles de l'établissement.
Après cet épisode, le restaurateur a décidé de faire de M. Kang un exemple dissuasif : désormais, tous « streamer alimentaire »c'est-à-dire que les créateurs de contenu qui diffusent leurs repas en direct, n'ont pas le droit d'entrer dans leur établissement, une mesure drastique avec laquelle l'entreprise cherche à se protéger contre ce type de clients aux appétits extrêmes.





