Manchots royaux : l'espèce surprenante qui profite du réchauffement climatique

Le réchauffement de la planète a modifié le calendrier de reproduction des plantes et des animaux, ce qui est souvent une mauvaise nouvelle pour les espèces qui dépendent les unes des autres, comme les fleurs qui fleurissent trop tôt et les abeilles pollinisatrices qui arrivent trop tard. Mais les chercheurs ont découvert une créature rare qui profite de ce changement : les manchots royaux.

Une nouvelle étude portant sur 19 000 manchots royaux d'une chaîne d'îles subantarctiques révèle que leur reproduction commence 19 jours plus tôt qu'en 2000. Selon une étude publiée mercredi dans la revue Science Advances, un accouplement plus précoce a augmenté le taux de réussite de la reproduction de 40 %.

L'étude du calendrier dans la nature s'appelle la phénologie. Cela constitue une préoccupation majeure des biologistes, car les prédateurs, les proies, les pollinisateurs et les plantes s’adaptent à des rythmes différents aux climats plus chauds. Et cela signifie des décalages de calendrier cruciaux.

Il est particulièrement fréquent chez les oiseaux et les espèces pollinisatrices telles que les abeilles. La plupart des oiseaux, notamment en Amérique du Nord, ne suivent pas le rythme des changements phénologiques, selon Casey Youngflesh, professeur de sciences biologiques à l'Université de Clemson, qui n'a pas participé à l'étude.

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