Bakou – La tension habituelle dans négociations sur le climat au prix du financement se répétera à la COP29 alors que le moral des pays pauvres s'effondre ; Ils sont les grandes victimes de l’effondrement climatique dont ils ne sont pas responsables et manquent de ressources pour y faire face. Comment les indemniser ? Qu'est-ce que le fonds de perte et de dommage ?
Des vagues de chaleur terriblement longues et suffocantes aux ouragans, en passant par les sécheresses accompagnées d'inondations désastreuses dues aux pluies torrentielles, sont quelques-unes des preuves de la changement climatique qui met en danger la survie du monde et est aggravée par des températures de plus en plus élevées.
Les catastrophes naturelles dues au réchauffement climatique se multiplient sur la planète, non seulement dans les pays du Sud, mais aussi dans les pays développés, comme c'est le cas aujourd'hui des inondations dévastatrices en Espagneaprès l'impact destructeur de deux tempêtes consécutives, faisant plus de 200 morts.
L’Afrique demande de l’aide pour le climat
Les pays du Sud, comme ceux d'Afrique et d'autres territoires en développement, s'ajoutent au drame des catastrophes naturelles, le manque de ressources pour y faire face ou du moins se protéger et éviter les pires effets du climat sur leurs populations et leurs populations meurtries. environnements de vie.
En fait, l’Afrique lance un appel à l’aide économique au monde ; Les appels à l’aide sont constants de la part des délégués des gouvernements des pays africains réunis ces jours-ci, aux côtés des dirigeants du reste du monde, au sommet sur le climat COP29 qui se tient dans la capitale de l’Azerbaïdjan.
D'autres territoires en développement, comme les soi-disant petits États insulaires, sont désespérés en raison de la menace d'être submergés par l'élévation du niveau de la mer due à la fonte des pôles. La Barbade dans les Caraïbes ou Samoa et Vanuatu dans le Pacifique, entre autres, exigent une aide urgente.
Selon les données des organisations sociales, rien que dans le Pacifique, les catastrophes climatiques ont augmenté en moyenne de 700 pour cent au cours de la dernière décennie par rapport à la précédente.
Qu'est-ce que le fonds de perte et de dommage ?
C’est dans ce contexte de vulnérabilité climatique qu’est créé ce que l’on appelle le fonds pour pertes et dommages, un mécanisme conçu pour mobiliser les flux financiers vers les pays les plus pauvres en provenance des nations riches du nord de la planète.
Avant la COP29 actuelle, les pays ont réalisé des progrès significatifs en matière de fonds pour les pertes et dommages lors de la COP27 en Égypte ; Par la suite, la COP28 aux Émirats arabes unis a réussi à créer et à rendre opérationnel le fonds.
Cette année, la présidence de la COP29 a exprimé des progrès pour jeter les bases du décaissement financier à partir de l’année prochaine.
Les contributions auront des effets directs sur la population, pour améliorer la vie des gens, reconstruire des maisons, sauver des vies, garantir des moyens de subsistance, a indiqué la présidence de la COP29.
Un engagement financier totalement insuffisant
La capitalisation initiale disponible pour le fonds est de 700 millions de dollars, avec des contributions volontaires des pays, même si les dégâts annuels causés par les catastrophes climatiques dans les pays pauvres sont évalués à des milliards de dollars, préviennent les experts. Il entrerait en vigueur en 2025.
La délimitation des pays donateurs du fonds nécessite encore d'aplanir les aspérités ; Les pays développés demandent à la Chine de faire partie du bloc des pays contributeurs compte tenu de son haut niveau de développement ces dernières années.
L'impact du décaissement sur le pays bénéficiaire est une autre des questions sur la table qui attend d'être soulignée afin que les bénéficiaires ne soient pas noyés sous des dettes encore plus lourdes. Les pays pauvres demandent donc des subventions plutôt que des crédits.
D'autres aspects restent à aborder, notamment l'identification des pays en développement ayant les impacts climatiques les plus graves et la définition de la destination des fonds en fonction des besoins les plus importants.
Il existe également des différences quant à la manière dont les contributions doivent être distribuées, qu’elles soient basées sur des actions d’atténuation ou d’adaptation. Il faudra également décider si les ressources seront utilisées pour financer des dommages déjà survenus ou si elles seront réservées à des pertes futures.
Nouveau paradigme économique pour le climat
À ces enjeux s’ajoute un scénario climatique qui nécessite de changer radicalement les règles du jeu traditionnelles pour le développement industriel des pays et d’augmenter les investissements dans les énergies renouvelables et l’innovation, avec un nouveau paradigme économique qui implique des investissements supplémentaires pour les pays.
Et dans le réveil naissant du développement économique des pays du Sud, ces territoires devront mettre de côté les énergies fossiles dont, au contraire, le reste du monde a abusé pour leur industrialisation. Les pays riches se battent depuis des décennies pour croître, mais les pays pauvres n’y parviendront pas.





