Ester Muñoz, sur la question de savoir s'il y aura des retraites à l'avenir : « Si nous avons un gouvernement du président Feijóo qui fait les réformes nécessaires, oui sûrement »

Ester Muñoz, porte-parole du parti politique Partido Popular au Congrès des députés, a abordé l'avenir des retraites dans une interview sur Quórum Podcast. Lorsqu'on lui a demandé si elle pensait pouvoir percevoir une allocation à sa retraite, la leader du PP a exprimé sa confiance dans les réformes que promouvrait un exécutif dirigé par Alberto Núñez Feijóo.

« Si nous avons un gouvernement dirigé par le président Feijóo qui réalise les réformes nécessaires, oui, sûrement », a-t-il répondu. La conversation part d’une inquiétude que l’intervieweur soulève à propos de ceux qui ont encore des années de vie professionnelle devant eux. Muñoz reconnaît qu'elle se demande également à quoi ressemblera sa retraite.

Après ce premier échange politique, la dirigeante développe sa position sur les problèmes qu'elle estime nécessaire d'affronter. Son explication se concentre sur l'évolution de la population, l'incorporation de nouveaux retraités et les salaires des travailleurs qui contribuent au financement du système.

Changement démographique et retrait du baby-boom

Muñoz soutient que le système doit s'adapter à une structure de population différente de celle pour laquelle il a été conçu. Lors de son discours, il représente avec ses mains ce changement dans la pyramide démographique et signale le départ à la retraite de la génération du baby-boom, parmi laquelle il place ses parents.

Selon son analyse, l'intégration de cette génération représente un défi tant en raison du nombre de personnes qui commencent à percevoir une prestation que du montant de leurs pensions. Le dirigeant relie cette évolution à la capacité des emplois actuels à soutenir les dépenses.

Son diagnostic concernant la continuité du modèle sans changements est sévère. « Le système, tel qu'il est actuellement, va s'effondrer », dit-il. C'est son évaluation de l'avenir du système, avec laquelle il défend la nécessité d'entreprendre des réformes.

Les salaires, au centre de leur argumentation

Le leader populaire met également l’accent sur la qualité de l’emploi. Selon lui, la précarité et les bas salaires rendent difficile le financement des retraites. Il oppose ici certains métiers de l'hôtellerie et des services aux métiers industriels qui, comme il l'explique, offraient traditionnellement une meilleure rémunération.

« Il est évident qu'il y a un problème dans ce pays et qu'il faut y faire face », affirme-t-il. Muñoz demande d'aborder ce débat « avec courage et en disant la vérité au peuple ». Dans le fragment, sa référence aux réformes n'est pas accompagnée de mesures spécifiques sur l'âge de la retraite, le calcul des prestations ou des cotisations.

Son refus de confronter les jeunes et les retraités

À la fin de sa réponse, Muñoz défend clairement la continuité des retraites. « Est-ce qu'il faut qu'il y ait une pension ? Bien sûr », dit-il, avant d'introduire une nuance sur la manière d'aborder le débat.

Le leader rejette que les difficultés du système se transforment en une confrontation entre ceux qui sont déjà à la retraite et ceux qui continuent à travailler. « Je ne veux pas contribuer à un débat qui, à mon sens, est très démagogique, un choc des générations. Cela me paraît injuste », conclut-il.

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