Lors de la rédaction d'un testament, il faut non seulement tenir compte des éventuels conflits qui peuvent surgir entre les membres de la famille en raison de la répartition de la succession, mais il faut également considérer toutes les possibilités pour s'assurer que les héritiers n'aient pas à faire face à d'énormes charges fiscales. Pour ce faire, l’avis d’un avocat spécialisé en économie et successions est indispensable.
C'est le cas de David Jiménez, un avocat qui, en plus d'aider ses clients à résoudre les longues procédures correspondant à la rédaction et à la signature des testaments, se consacre également à créer du contenu pour résoudre les doutes les plus courants qui surgissent autour de ces sujets. Parmi les questions les plus posées, il y en a toujours une sur la manière de réduire les impôts à payer pour la réception d’une succession.
Au lieu de commettre l'erreur de sous-évaluer les actifs d'un héritage, ce qui, même s'il peut apparaître comme une économie pour les successeurs, peut entraîner des sanctions financières et avoir des répercussions sur les bénéfices de la vente des actifs, la chose la plus conseillée dans le cas des entreprises est de s'assurer qu'elles remplissent les conditions pour être considérées comme des entreprises familiales.
La meilleure façon de transférer une entreprise et de payer moins d'impôts
Une entreprise familiale est considérée comme une entreprise dont le contrôle ou la gestion est entre les mains d'une ou plusieurs unités familiales et qui ont une participation importante dans les affaires qui s'y rapportent. Ce chiffre juridique est essentiel lorsqu'il s'agit de le transmettre par voie successorale aux héritiers ou aux membres de la famille qui y travaillent, puisque « les réductions d'impôts en cas de succession d'entreprises familiales varient de 95 à 99% », explique l'avocat.
Grâce à ces primes, le défunt pourra laisser l'entreprise entre les mains de ses héritiers pratiquement gratuitement. Il faudra cependant répondre à une série d’exigences. Premièrement, en ce qui concerne l'impôt sur les successions et les donations, celui-ci peut être réduit entre 95 et 99% selon la communauté autonome dans laquelle s'exerce l'activité économique, à condition que l'héritier le maintienne pendant les dix années suivantes et ait droit à cette exonération.
Concernant l'Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPF), celui-ci n'est jamais imposé sur les biens hérités, mais il l'est dans le cas des donations. De même, les entreprises familiales ne sont pas non plus imposées au titre de l’impôt sur la fortune. Des mesures qui visent la survie de ce type d'entreprise et de son activité économique à travers le changement générationnel.
Comment accéder au statut d’entreprise familiale et ses avantages fiscaux ?
Pour obtenir et conserver le statut d’entreprise familiale, il est nécessaire de remplir une série de conditions. Premièrement, l'entreprise doit exercer son activité commerciale au moins 90 jours par an sans interruption, et les biens et actifs extérieurs à l'activité principale ne doivent pas dépasser 50 % du total. Deuxièmement, il doit y avoir au moins un employé à temps plein et disposer du matériel nécessaire pour gérer l’entreprise.
Concernant la participation familiale minimale requise pour que l'entreprise soit considérée comme familiale et ait accès aux avantages fiscaux mentionnés ci-dessus, il est nécessaire que les héritiers détiennent une propriété individuelle d'au moins 5% ou 20% de la participation indivise. De même, au moins un des membres de la cellule familiale doit être chargé d'exercer les fonctions de gestion proprement dites.
Tant pour réaliser cette condition que pour préparer un testament personnalisé permettant de minimiser les conflits familiaux, les éventuels blocages de succession et les impôts que les héritiers doivent payer, il est préférable de s'adresser à un avocat ou à un notaire spécialisé en économie et successions. Avec vos conseils, cette démarche pourra être effectuée le plus rapidement et légalement possible, sans risque de problèmes fiscaux futurs.





